Retour au tableau

Rhénium

> SYMBOLE Re
> NUMÉRO ATOMIQUE 75
> MASSE ATOMIQUE 186,21u
75
Re
186,21

Groupe

7

Famille

Métaux de transition

État physique naturel

Solide. C'est un métal gris argenté.

Étymologie

Du latin Rhenus, le Rhin, en référence au pays de sa découverte.

Découverte

Dès 1896, Mendeleïev prédit l'existence de l'élément 75 de son tableau. Il l'appelle dvi-manganèse (Dm). Il est découvert en 1925 par trois chimistes allemands dans du minerai de platine et également dans la gadolinite..

Utilisations

Métal possédant une très haute tenue à la chaleur, le rhénium est utilisé dans des superalliages haute température destinés aux moteurs à réaction, mais aussi comme catalyseur en pétrochimie.

En savoir plus

Le rhénium est le dernier élément stable du tableau périodique à avoir été découvert.

Cristallisation par évaporation de sels d'anions à cluster octaédrique de rhénium.
Cristallisation par évaporation de sels d'anions à cluster octaédrique de rhénium. © CNRS Photothèque
Enceinte à vide dans laquelle sont produits des jets de molécules.
Enceinte à vide dans laquelle sont produits des jets de phases gazeuses de molécules polyatomiques complexes comme des organométalliques contenant des atomes lourds, par exemple le rhénium. Ces systèmes moléculaires sont sondés avec des lasers moyen-infrarouge dont le faisceau traverse l’enceinte. L'étude d'espèces chirales (molécules possédant deux configurations possibles, images l'une de l'autre dans un miroir) de cette sorte a pour but de mettre en évidence la différence d'énergie infime prédite entre les deux configurations et ainsi de tester les lois fondamentales de la nature ou d'éclairer la question de l'homochiralité biologique. © Cyril FRESILLON/ LPL / FIRST-TF /CNRS Photothèque

Quoi de neuf dans les labos ?

Actuellement, l’acide succinique est produit industriellement à partir de dérivés du pétrole et sert à la fabrication d’additifs alimentaires, de plastifiants, résines et revêtements. Dans le cadre de la transition énergétique, sa production s’oriente vers l’utilisation de la biomasse comme matière première. On peut en effet l’obtenir par un processus de fermentation en phase aqueuse. Problème : pour obtenir ensuite les produits à haute valeur ajoutés, son hydrogénation doit alors être effectuée dans ce milieu pour que le procédé soit économiquement viable. Par conséquent, les catalyseurs doivent également être stables dans l’eau mais aussi insensibles aux produits secondaires de fermentation. Les chercheurs de Institut de chimie des milieux & matériaux de Poitiers (CNRS/Université de Poitiers), en collaboration avec une équipe de la Dalian University of Technology (Chine) ont mis au point des catalyseurs bimétalliques de type Rhenium-Métal (Métal = Platine ou Rhodium) répondant à ce cahier des charges.